15.12.2008

Travail dominical

Demain débutera à l’Assemblée Nationale l’examen du projet de loi sur le travail dominical, je tiens à faire part de mon opposition à cette mesure.

 

Plusieurs raisons motivent mon opposition :

 

Tout d’abord cela ne créera aucun emploi et ne favorisera même pas les étudiants, en effet après avoir analysé la situation des diverses enseignes Haut-Viennoise ouvertes le dimanche, on remarque que peu emploient des étudiants (mis à part les enseignes de restauration rapide).

 

Ensuite cette mesure ce fait au détriment des employés, car si on laisse entendre qu’ils ont le choix, il n’en va pas de même sur le terrain.

 

Puis on peut se demander quel est l’intérêt d’autoriser l’ouverture de grandes enseignes, les 35 heures étant là, nos concitoyens ont logiquement plus de temps, comment faisaient-ils au temps des 39 heures, lorsque tous les magasins étaient fermé ?

 

Enfin, dans une région comme la notre cela nuira d’avantages encore aux petits commerces dont la santé est déjà bien précaire, mais aussi aux petits producteurs qui bien souvent ne tiennent que grâce aux petits marchés dominicaux, allez expliquer à ces derniers, membres de l’UMP que grâce à vous, ils vont pouvoir « mettre la clé sous la porte », car en effet au lieu de flâner dans nos petits marchés, les acheteurs seront, soit au boulot, soit ils préfèreront maintenant dépenser au supermarché.

03.04.2008

Heures supplémentaires.

Une étude publiée par l’Acoss, la banque de la Sécu , a jeté un pavé dans la mare : le dispositif sur les heures supplémentaires, voté l’été dernier (loi Tepa), ne rencontre pas le succès escompté. Le nombre d’heures déclaré aux Urssaf est même en repli.

 

Le président de la République a beau se dire « favorablement impressionné par le succès sans précédent » des heures supplémentaires – ajoutant : « Cela prouve que la France n’attendait que cela pour se mettre au travail » - la réalité est quelque peu différente. Une étude de l’Acoss (agence centrale des organismes de sécurité sociale), publiée le 20 février dernier, révèle que le nombre d’heures supplémentaires déclarées aux Urssaf au cours du dernier trimestre l’an passé (144 millions) est inférieur à ce qu’il était antérieurement (225 millions, selon le ministère de Travail). La loi Tepa n’a donc pas engendré d’activité supplémentaire, bien au contraire. La ministre de l’Emploi, Christine Lagarde, reconnaît qu’ « il y a une forte corrélation entre le volume de temps travaillé et la croissance économique », avançant par la même une explication au repli du nombre d’heures supplémentaires effectuées par les salariés. Dès lors, les dispositions de la loi Tepa ont d’abord constitué un effet d’aubaine pour les employeurs. Selon l’Acoss, le montant des exonérations sociales et fiscales auxquelles ont donné lieu les heures supplémentaires s’est élevé à un peu plus de 500 millions d’Euros. Le coût devra être épongé par le budget de l’Etat, c’est-à-dire essentiellement par les salariés. Une très bonne affaire pour les patron qui bénéficient d’un côté d’une exonération de cotisations sociales et qui, de l’autre, distribuent du pouvoir d’achat aux frais du contribuable à travers la défiscalisation des heures supplémentaires.

« Le financement de cet allègement réduit le revenu des salariés qui ne font pas d’heures supplémentaires », souligne très justement le Conseil d’analyse économique. Sachant que ces derniers sont majoritaires. C’est la face cachée du « travailler plus pour gagner plus ».

 

Article paru dans le mensuel de la CGT , « Ensemble ».