21.01.2009

Bayrou sur LCI

François Bayrou, invité sur la plateau de LCI mercredi 21 janvier, a déclaré au micro de Christophe Barbier que des incidents comme ceux qui se sont produits dans la nuit à l'Assemblée nationale vont se multiplier : "Ce sont les institutions qu'on est en train de tirer vers l'abus de pouvoir et donc vous verrez que se multiplieront des incidents de cet ordre, parce que si un parti a tous les pouvoirs, les autres n'ont rien d'autre que la protestation. Je voterai pas cette réforme sans des garanties que pour l'instant on n'aperçoit pas."

 

"Limiter le droit d'amendement des parlementaires alors qu'on est dans cette espèce d'incroyable abus qui fait que le Président de la République a tous les pouvoirs entre les mains, c'est quelque chose qui naturellement va encore plus dans le sens du déséquilibre entre l'exécutif et le législatif."

François Bayrou plaide une nouvelle fois pour l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives: "Tant qu'il n'y aura pas une loi électorale qui permette une représentation à l'Assemblée de tous les grands courants démocratiques du pays pour équilibrer le Président qui a tant de pouvoirs, vous aurez ce genre d'abus".

31.05.2008

Les députés du 87 sont contagieux !!!

D’après les pointages du sous-ministre chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, une quarantaine de députés UMP ne viennent quasiment jamais à l’Assemblée. Plusieurs dizaines d’autres se contentent d’y faire de rares et courtes apparitions, et seulement 80 élus acceptent de siéger – toujours les mêmes – très régulièrement. Pourtant les tire-au-flanc ne sont pas tous obligés de venir de fort loin. Ainsi, trois députés des Hauts-de-Seine figurent au hit-parade des absents chroniques : Patrick Devedjian (secrétaire général de l’UMP), Patrick Balkany (ami personnel de Sarkozy) et Manuel Aeschlimann (député d’Asnières).

 

L’absentéisme n’est pas nouveau, mais il s’est aggravé ces derniers mois. De nombreux députés de base semblent avoir engagé une sorte de grève du zèle pour exprimer leur ras-le-bol de la méthode Sarkozy. Entre l’avalanche de textes gouvernementaux (que les élus estiment ne pas avoir le temps d’étudier correctement), le souvenir de la raclée des municipales (que les députés imputent à Sarkozy) et l’omnipotence des conseillers de l’Elysée, la coupe est apparemment pleine.

 

Pour stopper le début de mutinerie, le président du groupe, Jean-François Copé, et le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, ont agité, au cours d’une récente réunion des députés UMP, la menace de sanctions financières contre les absents. Cette disposition est déjà prévue par le règlement de l’Assemblée, mais elle n’a jamais été appliquée. Et ce n’est sans doute pas demain la veille.

Source : Le Canard enchainé numéro 4569 du 21 mai 2008.