26.06.2010
Position définitive du MODEM sur les retraites
Le Conseil national du Mouvement démocrate, réuni le 26 juin, a arrêté la position Mouvement sur la réforme des retraites.
Dans une résolution en 9 points, adoptée à l'unanimité, le Mouvement Démocrate a rappelé l'impérieuse nécessite de mener la réforme des retraites pour faire face aux enjeux démographiques et budgétaires auxquels la France est confronté.
Cependant cette réforme ne saurait être menée sans justice sans responsabilité. et sans reconquête de l'emploi et de la production. Ci dessous vous trouverez la résolution complète adoptée ce matin : (Lire la suite)
1- La réforme des retraites est vitale et ne saurait être différée. Il s’agit de la première des trois réformes que nous devons concevoir pour la France, retraites, santé et dépendance, finances publiques. Soutenir devant les Français cette démarche réformiste, c’est un acte de courage nécessaire. Si la France ne réussissait pas à conclure cette réforme, à la rendre humainement acceptable par tous, ou si la réforme était insuffisante, alors le pays se trouverait en danger.
2- Avant tout, la réforme des retraites doit s’accompagner d’une conquête de la production et donc d’une reconquête du travail tant en nombre d’emplois qu’en qualité du travail. L’absence d’une réflexion et d’une politique compréhensibles par les Français sur une stratégie industrielle, agricole, agro-alimentaire, des services, ou touristique, de notre pays se fait cruellement sentir. Si l’activité productrice de la nation est trop faible pour créer de l’emploi, pour les jeunes autant que pour les seniors, alors toutes les réformes échoueront.
3- Cependant, pour sauver les retraites par répartition, la réforme ne peut éviter de répondre au défi démographique. C’est le rapport déséquilibré entre le nombre des actifs et le nombre des pensionnés qui crée l’urgence. Le nombre des actifs ne cesse de baisser, notamment, c’est vrai, en raison de l’actuelle crise économique. Le nombre des pensionnés ne cesse d’augmenter, sous l’influence de la longévité, du dispositif « carrières longues » et de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations de l’après-guerre.
4- Nous considérons qu’il est raisonnable de faire glisser progressivement l’âge légal à partir duquel on peut faire valoir ses droits à la retraite de 60 à 62 ans. Si on choisissait de ne jouer que sur l’augmentation de la durée de cotisation, on créerait une situation dans laquelle tous les Français qui ont fait des études, tous ceux qui ont eu des carrières incomplètes seraient condamnés à ne pouvoir partir à la retraite que dans la zone des 70 ans ! Pour tous ceux qui seraient contraints de partir à la retraite avant cet âge, ce serait des retraites réduites, des pensions insuffisantes.
5- Trois conditions de justice doivent être satisfaites pour que la réforme soit acceptable par les Français. La première, c’est l’ouverture d’une retraite plus précoce pour les salariés entrés dans la vie professionnelle très tôt. Sous réserve d’expertise, la proposition de maintenir l’âge de 60 ans pour les carrières longues (entrée dans la vie professionnelle avant 18 ans) nous paraît raisonnable.
6- La proposition liant la reconnaissance de la pénibilité à une invalidité constatée de 20 pour cent donnant lieu de surcroît au versement d’une rente pour maladie professionnelle ou accident de travail n’est pas recevable. Pour nous, la pénibilité doit être prise en compte, à l’image des accidents du travail, par une caisse autonome, alimentée par les entreprises au prorata des risques qu’elles font encourir à leurs salariés ce qui entraînera une évolution vers des parcours professionnels diversifiés et les incitera à augmenter la prévention.
7- La volonté de déplacer de 65 à 67 ans l’âge du départ à la retraite sans pénalisation pour les carrières incomplètes est inacceptable ! 62 ans oui, 67 ans non ! Ce sont les salariés les plus fragiles, les femmes qui ont commencé ou recommencé à travailler après avoir élevé des enfants, les petits salaires qui ont « galéré » qui se trouvent ici en cause. Cette décision repose d’ailleurs sur un artifice comptable : quand elles font valoir leurs droits à la retraite un très grand nombre de ces personnes ne travaillent plus ; elles sont au chômage, en fin de droits, aux minima sociaux ou sans ressources. Ce sont donc les caisses chômage ou les budgets sociaux qui doivent assumer la charge de leurs ressources.
8- Manque dans la proposition du gouvernement une orientation de justice très attendue des Français : l’égalité devant la retraite. L’unification des régimes de retraite doit lever les injustices si profondément ressenties par nos compatriotes : régimes spéciaux ; fonctionnaires par rapport aux salariés du privé ; travailleurs indépendants ; parlementaires ; retraites « chapeau ». Ces avantages plus ou moins secrets ou discrets font régner un sentiment de profonde injustice. Seule une unification, prenant en compte les droits acquis dans le passé mais donnant à tous les mêmes règles pour l’avenir permettra de corriger les injustices et mettre fin aux privilèges. Nous croyons que la transparence généralisée, l’individualisation des droits, la connaissance de ces droits à tout moment de la carrière, le libre choix de la retraite à partir d’un âge légal, la simplification des régimes entraînant des gains de gestion, « retraite par points », ou par compte individualisé, doivent être l’horizon proche de nos systèmes de retraite.
9- Enfin, l’équilibre financier à court terme des régimes de retraite n’est pour nous ni acquis ni même approché par les timides décisions annoncées. Cet équilibre financier demeure pour nous une très lourde préoccupation. En particulier « l’augmentation » de 1 pour cent (de 40 à 41 pour cent !) de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu nous paraît purement cosmétique. On ne résoudra pas le problème par des expédients comme ceux qui sont envisagés, épuisant en quelques années le Fonds de réserve des retraites qui devait être réservé aux générations d’après-guerre. Les efforts qui doivent être demandés, doivent l’être de manière durable et juste, proportionnée aux moyens réels de chacun et mettre à contribution des revenus, en particulier financiers, aujourd’hui en grande partie exonérés.
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22.06.2010
Anelka
Le footballeur milliardaire Anelka, converti à l’islam, ne veut pas payer ses impôts en France ! lundi 21 décembre 2009, par Francis Régnier Les récents propos de Nicolas Anelka indignent la France, et, il ne faut pas chercher bien longtemps pour comprendre pourquoi :
> http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/16/01011-200912...
> Nicolas Anelka, est fils de fonctionnaires de l’état (donc payés par nos impôts). Il a été formé au football à Clairefontaine avec les deniers du contribuable, soigné gratuitement grâce au système de santé français après une blessure au genou. C’est grâce au Paris Saint-Germain, club français, que sa carrière va décoller. En bref, ce joueur doit tout à la France. Du salaire de ses parents, en passant par son éducation, sa santé et sa réussite. Et alors.... ? Et bien, à l’image des Johnny et d’autres évadés fiscaux qui doivent tout ce qu’ils ont à la Mère Patrie, Môssieur, payé à coups de millions, ne veut pas payer ses impôts en France. Trop cher ! Cerise sur le gâteau, non content de cracher dans la soupe, il se permet d’insulter les Français. La France serait un pays d’hypocrites selon lui ! Eu égard à ses dires, on peut maintenant affirmer qu’en effet, quand on voit son exemple, le reste du monde va avoir du mal à penser qu’il a tort ! Quand le monde entier constate que jamais, Anelka ne chante la Marseillaise, et que bien peu de ses équipiers le font sauf quand un humoriste se fait passer pour le président de la République et "conseille" aux bleus de mettre la main sur le coeur pendant que résonne l’hymne national dans le stade. En conséquence, une question s’impose : qui sont les hypocrites ? Ceux qui chantent la Marseillaise pour soutenir leur équipe, ou les joueurs de cette même équipe qui ne portent le maillot bleu que pour servir leur carrière (la mention "international" fait mieux sur un CV et c’est vrai pour tous les sports) ?
> Non môssieur Anelka, la France n’est pas un pays d’hypocrites et elle vous l’a fait savoir quand vous avez obtenu votre qualification pour le mondial en Afrique du sud d’une manière bien peu élégante.Les hypocrites, aujourd’hui, ils portent le maillot bleu de l’équipe de France de football. De plus, n’est-ce pas une hypocrisie flagrante que d’insulter la France et les Français pour ensuite, porter le maillot bleu de notre équipe nationale ?. Un maillot bleu déjà déshonoré par une tricherie de son capitaine ?
> A votre avis, môssieur Anelka, que pensent les Français quand ils voient les rugbymen chanter l’hymne national à tue-tête, quand l’humble et courageux Sylvain Marconnet est ému aux larmes d’être nommé Capitaine et que tous déclarent que c’est un honneur de porter les couleurs de la France ? Que pensent les Français quand ils voient une héroïque équipe de handball féminin, chanter avec conviction la marseillaise et être fière de leur maillot ? Que pensent les Français à l’exemple de cette star du handball qu’est Nicolas Karabatic (dont le palmarès doit vous rendre jaloux....), qui, pour promouvoir son sport dans son pays d’adoption, accepte de rentrer en France avec un salaire moins élevé qu’à l’étranger ?
> Alors môssieur Anelka. Répondez moi franchement. Quels sont les exemples à suivre ? Le votre (c’est vrai, fric, grosses bagnoles, frime et arrogance jusqu’à cracher sur la France et les Français, quel exemple !) ou celui des seigneurs que sont nos rugbymen et nos handballeurs(euses) ?A l’évidence, vous n’avez pas les mêmes valeurs.... Conclusion, ne vous étonnez pas si le public français ne se reconnaît pas dans une équipe où sévissent des profiteurs hypocrites comme vous. Francis Régnier
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21.06.2010
Interview de François BAYROU, Le Parisien du 20 juin 2010
François Bayrou a accordé un entretien au quotidien "Le Parisien", dimanche 20 juin.
Le Parisien : Que vous inspirent les inondations dans le Var ? La France n'a-t-elle pas les moyens de mieux prévenir les catastrophes ?
François Bayrou : On est stupéfait devant la faiblesse de nos sociétés qui paraissent ultra-technologiques et qui sont en réalité si fragiles. Pourtant le principe de précaution est partout. Mais à chaque drame, il y a beaucoup d'émotion sur l'instant, puis plus rien après. Il faudrait une institution garantissant qu'après toute catastrophe, les leçons pour le long terme soient vraiment retenues. (Lire la suite)
Le Parisien : Allez-vous voter la réforme des retraites ?
François Bayrou : La réforme est indispensable. Ceux qui disent le contraire ne sont pas responsables. Porter l'âge légal de la retraite à 62 ans, c'est raisonnable. En revanche, il y a des injustices inacceptables. Sur la pénibilité, on ne peut qu'exiger après une vie de travail pénible, il faille pour partir à la retraite une invalidité constatée de 20pour cent ! Mais ce qui me paraît le plus inacceptable, c'est le report de 65 ans à 67 ans pour partir sans pénalisation. Car passer de 60 ans à 62 ans, ce n'est pas la même chose que de passer de 65 à 67 ans. Ce sont des années où l'on a avancé en âge, où l'on est plus fragile.
Le financement de cette réforme vous paraît-il juste ?
Il n'est pas équitable. Je déplore le déséquilibre entre l'effort demandé aux salariés et celui demandé aux plus favorisés. La taxation des hauts revenus est cosmétique.
Pourtant, il y a le passage de 40 pour cent à 41 pour cent pour la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu ?
Dans la plupart des pays européens, la tranche la plus élevée se situe à 45 pour cent. Le 1 pour cent supplémentaire, ce n'est pas un effort, c'est faire semblant ! Un saut de 5 pour cent me semblerait bien.
Martine Aubry dit que si la gauche accède au pouvoir en 2012, elle reviendra sur la réforme. Vous y croyez ?
C'est une affirmation qui n'est pas responsable. Et d'ailleurs, elle ne le fera pas. Le PS devrait ouvrir les yeux. Les trois plans les plus durs imposés en Europe l'ont été dans des pays dirigés par des socialistes : Grèce, Espagne et Portugal. L'idée de revenir sur une réforme somme toute raisonnable revient à négliger la menace d'explosion des déficits. Je me refuse à mentir aux Français, même si ce n'est pas populaire.
Vos relations avec Nicolas Sarkozy sont-elles apaisées ?
Je suis en opposition à Nicolas Sarkozy, mais cela n'empêche pas de lui parler, particulièrement pour le mettre en garde. Le dialogue entre responsables, ce devrait être un devoir. Tous les décideurs devraient échanger leurs idées et leurs solutions, même et surtout lorsqu'ils ne sont pas d'accord entre eux, surtout en temps de crise.
Mais Nicolas Sarkozy vient mardi dans votre circonscription...
Il vient visiter la plus grande usine de moteurs d'hélicoptères du monde, qui fait la fierté de ceux qui y travaillent et de toute une région. Cette usine est pour ainsi dire dans mon village et je n'irai pas ? Je m'oppose, durement s'il le faut, mais ce n'est pas la guerre civile.
Dans un livre vous dénonciez ses "abus de pouvoir"...
Je ne changerais à ce livre ni un mot ni une virgule. Je maintiens que les orientations prises depuis trois ans vont à l'encontre des intérêts du pays. Je trouve anormal qu'on mélange intérêts politiques et intérêts privés. Exemple, l'opération sur le journal "Le Monde". La manoeuvre vise à ce que certains intérêts, affichés ou dissimulés, prennent le contrôle de ce grand journal.
La démocratie française se porte-t-elle mal ?
Ce qui est accepté chez nous ne le serait dans aucun autre pays. On a accepté que le président de la République nomme directement le patron de la télévision publique. Quelle régression ! Rien n'est plus abusif que d'utiliser le mot "actionnaire" pour parler de l'Etat à propos de l'audiovisuel public. La télévision ou la radio publiques n'appartiennent pas à l'Etat, encore moins au pouvoir, mais au peuple français qui paie la redevance. On rougit d'avoir à rappeler des principes républicains aussi élémentaires, dont plus personne ne semble se soucier.
Est-ce un abus de pouvoir ?
Oui. Nicolas Sarkozy et ceux qui l'influencent systématisent la prise du pouvoir dans les médias.
Vous reviendriez sur ce système si vous étiez élu à l'Elysée ?
Sans aucun doute. Je mettrais en place une haute autorité indépendante chargée de défendre le pluralisme. Et j'inscrirais dans la Constitution l'interdiction de certaines complaisance.
Êtes-vous surpris par les polémiques sur les revenus des ministres ?
Tout pouvoir absolu abuse du pouvoir. Le pouvoir rend stupide. Les cigares des uns, les avantages des autres... Ils ne voient plus de limites. On ne se rend pas compte à quel point les gens sont blessés par ces affaires. Il faut en finir avec ces privilèges, deux cent vingt et un ans après la Révolution, la France a besoin d'une nuit du 4 août.
Il y a un an, Dominique de Villepin voyait un climat prérévolutionnaire...
Les choses ne se reproduisent jamais à l'identique. Mais quelque chose bout dans la société française. Une rage contre tous ces abus.
Avec son nouveau parti, Villepin peut-il capter cette rage ?
Pour lutter contre ces abus, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Mais comment peut-on rester adhérent de l'UMP (NDLR : comme Villepin) et prétendre créer un mouvement d'alternative ?
Serez-vous candidat en 2012 ?
C'est la logique, mais on est très loin de 2012. L'orage que nous allons traverser est tel qu'on ferait mieux de se concentrer sur la conduite du bateau. Et pas sur ce qu'on fera lors de la prochaine étape.
Le centre a-t-il un avenir ?
C'est une grande famille politique, selon moi majoritaire dans le pays. Mais elle est minoritaire aujourd'hui parce que certains de ses membres ont accepté d'entrer en soumission d'un côté ou de l'autre. Pour moi, le centre ne peut être qu'indépendant.
Que vous inspire l'équipe de France de football ?
Le match, les insultes d'Anelka, cette ambiance de décomposition, tout cela est révoltant. Ce qui m'a frappé, c'est le nombre de gens qui m'ont dit : "Ce match est à l'image de la France d'aujourd'hui." Trop de communication, trop d'argent et, sur le terrain, comme une résignation. J'aime le foot, mais je trouve qu'on en fait trop à son propos. Cela rappelles les Romains, "panem et circenses", du pain et des jeux du cirque. Il y a des forces qui s'accommodent très bien de ce que les peuples soient détournés des vraies questions.
Propos recueillis par Martine Chevalet et Henri Vernet.
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